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Promenade sur les chemins de la Communauté de communes de Montesquieu

samedi 22 juillet 2017, par ajas

Un cas parmi tant d’autres.

Depuis plusieurs années quelques individus d’un joli papillon, l’Azuré bleu céleste, pouvaient être observés sur un espace relativement restreint : l’emprise d’un chemin rural, entre deux parcelles de pins maritimes.

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Photo de l’Argus bleu céleste

Le site est sur le prolongement de notre CR 54 sur Cabanac et au niveau de son intersection avec la DFCI n° 3 dite de Barde(route de Cabanac, 1ère à gauche en venant de Saint-Morillon, après le Pont sur le Calenta).

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Photo du site vieille de quelques années

Dernièrement, je faisais la visite annuelle. Sur le côté ouest du chemin rural, les pins ont été coupés sur une surface assez considérable. Le chemin rural a été utilisé pour le débardage et les moyens lourds utilisés l’ont pas mal chamboulé. Donc, plus de papillon. Rien à dire pour autant, les pins sont faits pour être exploités. On ne peut que regretter la disparition du papillon et cela d’autant plus que son cycle de reproduction est lié à la fois à une plante-hôte précise et à une espèce de fourmis elle aussi précise. Il y a donc très peu de chances que notre azuré retrouve des conditions favorables 50 ou 100 m à côté. À part ça, des déchets "ordinaires" et une souche qui a nécessité des moyens lourds pour être portée et débarquée là.

Histoire de noyer mes déconvenues, je décidais de remonter le chemin rural en direction de Saint- Morillon, "pour voir" comme on dit. Et là, pour le coup, j’ai vu ! Quelques dizaines de mètres avant le Gât-Mort, un magnifique tas de gravats (photos) : laine de verre, débris de vitres, mais surtout carreaux de fibrociment, etc..

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14 juillet 2017 Chemin rural sur Cabanac (prolongement du CR 54)
Dépôt sauvage : laine de verre, débris de vitre, carreaux de fibrociment

Ce cas de dépôt sauvage s’ajoutant à bien d’autres, on doit reconnaître que les réticences et les inquiétudes des propriétaires confrontés à l’ouverture des chemins ruraux ne sont pas injustifiées. Il paraît évident que l’on ne peut dissocier l’ouverture des chemins ruraux de la question des dépôts sauvages.

Que préconiser ? Barrer l’accès aux véhicules ? En tous cas, informer largement ; cela va de soi et cela ne mange pas de pain.

Qui est en mesure d’intervenir sur site ? la commune ? la CCM ? Sinon, doit-on faire semblant de ne pas voir les tas d’ordures et faire comme s’ils n’existaient pas en attendant que les ronces les recouvrent ?

le 18 juillet 2017
Philippe Delpech