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Féérie - Papillons et libellules de la vallée du Gat-Mort - 11 et 12 octobre 2014 à Cabanac

dimanche 5 octobre 2014, par ajas

Exposition de photos sur la beauté et la richesse de notre environnement naturel. En utilisant l’exemple des multiples variétés de papillons et de libellules présentes dans la vallée du Gat-Mort, nous essaierons de faire découvrir ce qui se cache sous le terme de biodiversité. Nous présenterons les relations entre ces magnifiques insectes et notre environnement.

Au cœur de l’automne, une fenêtre ouverte sur l’été. Pour jeunes et moins jeunes, un battement d’aile qui peut changer notre vision du monde.

Cabanac et Villagrains, Salle polyvalente de Cabanac (à l’arrière de l’église), 11 et 12 octobre 2014

  • Samedi 11 octobre 14h-18h : ouverture de l’exposition au public en présence de spécialistes pouvant répondre aux questions.
  • Samedi 11 octobre 20h : organisation d’une soirée débat sur la biodiversité de la vallée du Gat Mort.
  • Dimanche 12 octobre 10h-17h : ouverture de l’exposition au public en présence de spécialistes pouvant répondre aux questions.

Entrée gratuite.

Une illustration de la biodiversité : papillons et libellules de la vallée du Gat-Mort

La biodiversité est la richesse et l’abondance relative des organismes vivants : flore et faune, dans un milieu donné.
Un territoire peut comporter plusieurs milieux aux caractéristiques physiques particulières : zones humides, zones sèches, terrains calcaires, argileux, sableux, etc...
A chacun de ces milieux correspond une flore particulière ; à chacune de ces flores correspond une faune particulière.
Si l’on prend l’exemple des zones humides, on y trouve joncs, roseaux, iris d’eau.. et une faune associée : grenouilles, hérons, martins pêcheurs... ainsi que des sujets de notre présentation, les libellules.

Au sujet des papillons, pour éclectiques qu’ils puissent apparaître lorsqu’ils butinent, ils sont tous, à des niveaux différents associés à une ou plusieurs plantes-hôtes, elles-mêmes associées à un milieu physique particulier.
Par exemple les papillons de la famille des Vanesses, parmi les plus spectaculaires et les plus courants des papillons de nos jardins, exigent la présence d’orties pour le développement de leur larve. A leur tour les orties sont caractéristiques de sols riches en azote...
Plus sélectif, l’Azuré de la Gentiane (ou des mouillères) exige, à la fois, les inflorescences de la gentiane pour déposer ses œufs et la présence d’une variété de fourmi bien particulière qui élèvera les larves dans sa fourmilière.
Quant aux libellules qui sont des insectes carnivores, ses larves se développent dans l’eau. Elles apprécient particulièrement les zones de lagunes assez nombreuses dans la région.

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Robert le diable - Phfoto Frédéric Delpech

Un inventaire des papillons en partie réalisé

"En 2004, l’association LGPE a fait réaliser un inventaire des papillons diurnes (ou "Rhopalo-cères") sur la commune de Saint-Morillon par Sébastien Labatut, naturaliste girondin spécialiste des lépidoptères. ). Il a permis de dénombrer pas moins de 51 espèces de Rhopalocères.
La diversité des papillons observés traduit la variété des habitats naturels du territoire et leur caractère relativement préservé."

Il n’est pas facile de comprendre l’intérêt vital de la biodiversité pour l’humanité. Des espèces ont disparu et d’autres, aujourd’hui, continuent de disparaître. Cela n’a aucune incidence directe, visible, sur notre vie. Il n’empêche, la biodiversité est un réservoir de ressources aptes à satisfaire les besoins les plus élémentaires de l’homme : se nourrir, se soigner, se fournir en matériaux ou en ressources énergétiques. Par exemple, sans les abeilles, qui déjà fournissent le miel, la production fruitière chuterait vertigineusement faute de fécondation des fleurs. Ou encore : le Crotale, un serpent dont la morsure est mortelle et dont, apparemment, on pourrait se passer intéresse la médecine pour des subs-tances que contient son venin.
Il faut aussi être conscient des grands équilibres biologiques qui dépendent de chaînes d’actions entre organismes vivants et font que notre environnement est ce qu’il est. Il faut être convaincu que rien de ce qui existe n’est inutile.

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Sympetrum fonscolombii - Photo Jean-Luc Ajas