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Réponse : Jean-Luc Stanek (Nouveau Centre et Génération Ecologie - La Brède)

mercredi 16 mars 2011, par ajas

Réponse aux questions de la coordination des associations vigilance LGV de

Jean-Luc STANEK Candidat Nouveau Centre et Génération Ecologie

Aux élections cantonales de mars 2011 sur le canton de Labrède


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

De la coordination anti-LGV,

Je répond pour commencer à vos questions,

Puis je ferai quelques commentaires.

Question n° 1 : je suis clairement, absolument, résolument CONTRE la construction de nouvelles lignes grande vitesse (LGV) en Gironde.

Question n°2 : je pense que OUI, l’alternative représentée par l’aménagement des voies existantes doit faire l’objet d’une étude préalable complémentaire, notamment sur Bordeaux-Toulouse.

Question n°3 : si je suis élu mes propositions concrètes sont :

1°) porter des recours juridiques sur la légalité des décisions prises par :

- le conseil général : il y a utilisation abusive de la clause de compétence générale dans l’attribution des subventions : des impôts locaux ne peuvent pas être affectés dans de telles proportions à un projet national et international ; rappelons que même RFF évoque en interne un coût actualisé supérieur à 24 milliards d’€, et que des études indépendantes arrivent à prés de 40 milliards d’€ (voire plus si ils font un tunnel au pays basque qui sera leur seule échappatoire possible dans le sud…), or 6% de 40 milliards= 2,4 milliards d’€ soit environ 1.65 fois le budget annuel du conseil général ; de plus il me parait illégal sur la forme d’attribuer une subvention sans en fixer le montant exact, ce qui constitue la encore une irrégularité qui devrait être sanctionné d’une annulation de ladite subvention par la justice administrative.

- le conseil régional : les actions en annulation des subventions seront du même ordre que pour le conseil général.

- le débat public : il a été vicié par des informations incomplètes et erronées des élus et citoyens et il conviendra d’entamer des action en justice au pénal et au TA pour poursuivre les responsables de cette véritable forfaiture constitutionnelle contre le droit des citoyens jusque devant la cour de justice européenne si il le faut, et enfin il faudra réclamer un nouveau débat public…

- l’enquête d’utilité publique : elle devra être retardée et juridiquement dénoncée tant que les points précédents n’auront pas été résolus… il conviendra, en outre, d’imposer des études complémentaires de coût, d’impact et d’étudier d’autres options indépendantes du maître d’ouvrage : il me parait attentatoire des droits de l’homme d’être juge et parti…

2°) exiger l’étude de proposition alternatives par des experts INDEPENDANTS.

3°) proposer un projet alternatif bien plus économe :

Utilisant au maximum les voies existantes, créant une gare multimodale entre la rocade et l’aéroport, et effectuant un contournement ferroviaire et routier de bordeaux dans les actuelles buttes de protections phoniques pour ne gêner personne…

On aurait ainsi, d’un coté des voies parallèles à l’actuelle rocade, et de l’autre coté 4 voies de contournement routier pour écarter les flux circulatoires nord/sud de la rocade qui redeviendrait vivable…

Ces nouvelles voies seraient recouvertes par une dalle béton iso phonique avec quelques mètres de terre et de la végétation : on obtiendrait ainsi un meilleur confort acoustique qu’aujourd’hui pour les riverains, et la CUB gagnerait une centaine d’hectares de verdure et de parcs paysagers …

À Bruges on réutiliserait le sillon ferroviaire existant puis en passant derrière Bordeaux Lac , là ou il n’y a encore personne, on aboutirait en face de la voie ferrée de la rive droite ou le sillon existe déjà… un seul pont à double tablier superposé , générateur d’économies, suffirait alors pour traverse la Garonne…

On aurait ainsi créé, du même coup, les contournements ferré et routier sans créer de nouveau sillon et sans gêner qui que ce soit…

Remarques annexes :

De part les inévitables pressions sur les subventions, aucun maire ne peut être totalement indépendant vis-à-vis du conseil général ;

Politiquement et professionnellement, mes principaux concurrents ne sont pas libres de leurs mouvements vis-à-vis de leurs grands leaders régionaux qui veulent vous imposer un projet pharaonique destructeur pour le canton : ils ne peuvent pas combattre jusqu’au bout l’erreur que constitue cette LGV avec tous les moyens nécessaires pour gagner ce combat truqué…

d’ailleurs, déjà élus, ils ne sont jamais allés à l’affrontement direct sur ce sujet, se contentant de ne pas voter pour ou promettant des études pour minimiser les impacts… mais ils vous promettent d’être vigilants : on est rassuré…

C’est pourquoi votre conseiller général ne doit pas être ni un maire, ni un obligé, ni un allié des grands élus, pour pouvoir vous défendre avec indépendance et efficacité…

je suis le seul candidat à ces élections cantonales à tenir toujours le même discours anti LGV depuis 6 ans, en tant que vice président de l’Association de Défense du Pays Brédois jusqu’en 2010 puis au travers de la liste écologiste indépendante en 2010 et aujourd’hui comme candidat Nouveau Centre et Génération Ecologie...

si vous lisez la presse ou avez suivi le débat public vous savez que je n’ai pas l’habitude de me taire sur ce sujet.( cf mes diverses contributions au débat public)

Il est nécessaire, pour pouvoir arrêter ce projet, de bloquer le budget en portant un recours pour utilisation abusive de la clause de compétence générale par la région et le département dans l’attribution de ces subventions:un impôt local ne peut légalement pas financer une infrastructure nationale et internationale …

Je vous résume, ci après, mes propos qui sont constants depuis 6 ans que je me bat contre les LGV en Aquitaine :

Avec Jean-luc STANEK dire NON aux LGV en Aquitaine c’est dire :

NON aux IMPÔTS LOCAUX en plus correspondant à 30% du budget de la région chaque année sur 1 à 2 générations ( cf étude sur le coût réel des LGV)

NON à L’endettement Aquitain(cf article du point sur LGV Alsace)

NON au saccage du parc naturel des Landes qui sera coupé en 3

NON au risque sur notre eau potable

NON au risque de maladies subtropicales en Aquitaine ( confirmé par 2 professeurs de médecine spécialisés dans ces questions)

NON au risque incendie accru dans les Landes

( selon étude du SDIS à Langon )

NON au financement illégal des LGV (hors compétence région et département)

NON au mépris des grands élus et énarques pour l’avis exprimé par le peuple lors du débat public

Rappelons que la France a inscrit dans sa CONSTITUTION, après le quinzième alinéa de l’article 34, un alinéa intitulé « de la préservation de l’environnement », issu de la charte de l’environnement et inspiré (article 10) « de l’action européenne et internationale de la France. » et qui stipule entre autre :

Art. 1 : chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé .

Art.2 : toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Art.5 : lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Art.6 : les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

Art.7 : toute personne a le droit, dans les conditions et limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

tout ceci n’a pas été respecté lors du débat public !

Réclamons au conseil constitutionnel le respect de la constitution !

Jean-Luc Stanek