Association Landes Graves Palus Environnement

Contester les LGV - Raisons et contexte

dimanche 1er juillet 2007, par LGPE (Date de rédaction antérieure : 10 juin 2007).

Expression rédigée pendant la campagne électorale.

Il faut développer le fret ferroviaire, même si il est évident qu’à lui seul il n’a pas la capacité de résoudre le problème du mur de camions.

Il faut développer le ferroviaire de proximité.
Seul le couple train-tram peut sauver Bordeaux et sa large périphérie de l’asphyxie automobile.

Mais faire croire que construire des LGV résoudra à la fois le problème du mur de camions et celui du ferroviaire de proximité c’est tromper les citoyens.

La vocation des LGV est de relier les grandes métropoles ; la priorité accordée à la desserte des grandes agglomérations se fait au détriment du milieu rural.

Pour des sensibilités environnementalistes, le crime essentiel réside dans une saignée nouvelle dans le massif landais. Tout le monde reconnaît à ce massif forestier un intérêt majeur mais on s’apprête à le dépecer sans état d’âme.

Plus prosaïque : les collectivités territoriales devraient participer généreusement au financement des projets.

Les sommes considérables qui seraient sacrifiées sur l’autel de la grande vitesse, non pour un service public mais pour les intérêts commerciaux de SNCF, ne manqueraient pas de faire défaut pour des causes moins futiles.

Imposer des projets dont la plupart des citoyens n’ont pas besoin (aller de Paris à Madrid en un temps record n’en concerne que relativement peu), casser l’environnement et la qualité de vie de milliers d’entre eux, leur faire payer une bonne part de la facture en leur expliquant que tout cela c’est pour leur bien, c’est se moquer du monde !

Et vouloir décrédibiliser, en les assimilant à « quelques oppositions locales » ceux qui, de Bordeaux au Pays Basque en passant par Captieux, le Bassin et Dax, ont contesté la création d’une LGV par l’Est des Landes, laisse à méditer sur la démocratie participative.